Extrait de ma vulnérabilité
Aujourd’hui, j’ai l’âme en peine, sans trop savoir pourquoi.
J’ai les yeux pleins d’eau pis le cœur bin gros.
C’est-tu la fatigue?
C’est-tu les SPM?
C’est-tu l’épuisement des remises en question?
C’est-tu les cauchemars qui hantent mes nuits et qui m’empêchent de vraiment récupérer?
Peut-être un mélange de tout ça.
Je me sens triste… et je trouve ça quand même un peu beau.
Parce qu’à travers cette tristesse et les larmes qui coulent sur mes joues, je me sens vivante.
Je ressens quelque chose. Je ressens la vie.
On prend souvent pour acquis que ressentir des émotions, c’est normal.
Pourtant, ce ne l’est pas toujours.
Mon corps de petite fille a été blessé très tôt.
Et pour survivre, mon cerveau a brillamment mis en place un système de survie à la fine pointe : la dissociation.
Cet état m’a permis de survivre à des traumas tout au long de ma vie.
C’est une chance que j’ai eue.
Mais aujourd’hui, ce système ne distingue plus toujours les vraies menaces des menaces imaginaires.
Il se déclenche parfois n’importe quand… et oublie de se désarmer.
Il m’arrive alors de me sentir déconnectée de mon propre corps,
déconnectée de mes émotions,
de ne pas vraiment vivre ma vie.
Je ne ressens ni la haine, ni l’amour, ni la tristesse, ni la joie.
Juste… rien.
Le grand vide.
Alors parfois, je me lève le matin avec une tristesse sans nom.
Et étrangement, je me sens apaisée par elle.
Parce que si je ressens de la tristesse,
ça veut dire que je ressens quelque chose.
Ça veut dire que je suis encore capable de ressentir la vie.
Avec amour,
Steph

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