top of page
Rechercher

Apprendre à m'aimer

stephdussault8
14 sept.
2 min de lecture

J’ai envie de partager ceci…

Après ma séparation, il y a eu un vide.

Un vide immense, lourd, silencieux.

J’étais dans un état profondément dépressif, au point d’avoir des idées suicidaires. Et derrière cette noirceur, il y avait un besoin criant : que quelqu’un se soucie de moi. Que quelqu’un prenne soin de moi. Que quelqu’un m’aime.

J’attendais une forme d’amour inconditionnel.

Celui que, moi, je donnais sans compter.

Parce que c’était ma façon d’aimer : me donner entièrement, me dépasser, m’oublier parfois. Et au fond, j’espérais qu’un jour, quelqu’un ferait la même chose pour moi.

Mais ce retour n’est jamais venu.

Ou du moins, jamais comme je l’attendais.

Ce manque est devenu douloureux, corrosif. Il nourrissait un sentiment de vide, d’abandon, d’invisibilité. Jusqu’au jour où une prise de conscience brutale s’est imposée à moi : personne ne viendrait me sauver!!!!

Pas parce que je ne méritais pas d’amour.

Mais parce que ce rôle ne pouvait appartenir qu’à moi.

J’ai compris que j’avais passé ma vie à attendre de l’autre qu’il réponde à mes besoins fondamentaux. Je n’avais jamais vraiment été seule. Depuis l’adolescence, j’étais toujours en couple, toujours liée à quelqu’un. Ma valeur, je la mesurais dans le regard des autres. J’existais à travers l’amour qu’on me portait.

Alors quand je me suis retrouvée seule, sans ce miroir extérieur, tout s’est effondré.

Je me suis dévalorisée.

Mon discours intérieur est devenu dur, toxique, impitoyable.

Et cette violence envers moi-même a alimenté encore davantage mon état dépressif.

C’est là que le véritable travail a commencé.

Apprendre à prendre soin de moi.

Apprendre à m’aimer.

Et honnêtement, au début, ça n’avait rien de doux.

C’était inconfortable, presque contre-nature. J’avais associé l’amour de soi à quelque chose d’égoïste. Comme si me choisir revenait à trahir les autres. Comme si me donner de l’importance était un manque d’amour envers le monde.

Il m’a fallu du temps pour comprendre que ce n’était pas de l’égoïsme.

C’était de la survie.

Puis, tranquillement… de la guérison.

Je ne suis pas guérie de tout.

Mais je suis debout.

Et présente.

 
 
 

Posts récents

Voir tout
*La dissociée et la connectée*

Je me sens coupée. Coupée de tout. Je voudrais être seule. J’ai envie de me retrouver dans une petite bulle et de ne plus être. De ne plus être personne. J’ai envie qu’on m’oublie. J’ai envie de dispa

 
 
 
Violence conjugale

Je n’en reviens pas encore des féminicides… Ça m’attriste profondément… C’est une réalité que je connais, ça aurait pu être moi!! Oui, Moi! Je me rappelle être face à une femme âgée d’une cinquantaine

 
 
 
Extrait de ma vulnérabilité

Aujourd’hui, j’ai l’âme en peine, sans trop savoir pourquoi. J’ai les yeux pleins d’eau pis le cœur bin gros. C’est-tu la fatigue? C’est-tu les SPM? C’est-tu l’épuisement des remises en question? C’es

 
 
 

Commentaires


bottom of page