Apprendre à m'aimer
J’ai envie de partager ceci…
Après ma séparation, il y a eu un vide.
Un vide immense, lourd, silencieux.
J’étais dans un état profondément dépressif, au point d’avoir des idées suicidaires. Et derrière cette noirceur, il y avait un besoin criant : que quelqu’un se soucie de moi. Que quelqu’un prenne soin de moi. Que quelqu’un m’aime.
J’attendais une forme d’amour inconditionnel.
Celui que, moi, je donnais sans compter.
Parce que c’était ma façon d’aimer : me donner entièrement, me dépasser, m’oublier parfois. Et au fond, j’espérais qu’un jour, quelqu’un ferait la même chose pour moi.
Mais ce retour n’est jamais venu.
Ou du moins, jamais comme je l’attendais.
Ce manque est devenu douloureux, corrosif. Il nourrissait un sentiment de vide, d’abandon, d’invisibilité. Jusqu’au jour où une prise de conscience brutale s’est imposée à moi : personne ne viendrait me sauver!!!!
Pas parce que je ne méritais pas d’amour.
Mais parce que ce rôle ne pouvait appartenir qu’à moi.
J’ai compris que j’avais passé ma vie à attendre de l’autre qu’il réponde à mes besoins fondamentaux. Je n’avais jamais vraiment été seule. Depuis l’adolescence, j’étais toujours en couple, toujours liée à quelqu’un. Ma valeur, je la mesurais dans le regard des autres. J’existais à travers l’amour qu’on me portait.
Alors quand je me suis retrouvée seule, sans ce miroir extérieur, tout s’est effondré.
Je me suis dévalorisée.
Mon discours intérieur est devenu dur, toxique, impitoyable.
Et cette violence envers moi-même a alimenté encore davantage mon état dépressif.
C’est là que le véritable travail a commencé.
Apprendre à prendre soin de moi.
Apprendre à m’aimer.
Et honnêtement, au début, ça n’avait rien de doux.
C’était inconfortable, presque contre-nature. J’avais associé l’amour de soi à quelque chose d’égoïste. Comme si me choisir revenait à trahir les autres. Comme si me donner de l’importance était un manque d’amour envers le monde.
Il m’a fallu du temps pour comprendre que ce n’était pas de l’égoïsme.
C’était de la survie.
Puis, tranquillement… de la guérison.
Je ne suis pas guérie de tout.
Mais je suis debout.
Et présente.

Commentaires